Certains se souviennent peut-être de cette féroce bataille qui opposait quelques élus « provinciaux » aux « technocrates parisiens ». L’enjeu était de taille : l’appartenance régionale et la culture locale étaient en péril avec la disparition possible du numéro de département sur les nouvelles plaques d’immatriculation. La bataille a donc été finalement remportée « contre les Parisiens » permettant à tout un chacun de choisir librement son département de revendication à défaut d’appartenance.
Résultat aujourd’hui : le département choisi n’est souvent pas celui du domicile, certains cherchant par exemple sur leur plaque une chaleur et un soleil méditerranéen qu’ils ont du mal à trouver sous leur ciel du nord … La palme reviendrait aux habitants d’Ile de France qui seraient ceux qui mettraient le moins en avant leur département d’appartenance, en espérant ainsi que leur carrosserie et leurs pneus échapperaient plus facilement aux lames provinciales.
Ceci étant, le drapeau breton ou la tête de Maure restent des visuels bien plus puissants pour celles et ceux qui désespèrent tellement de leur manque d’identité locale. Pour ma part, le « F » français et le drapeau européen resteront les meilleures marques d’identité sur ma plaque d’immatriculation boueuse …
8 novembre 2009
Revendications territoriales et plaques d’immatriculation
2 novembre 2009
Bugs dans nos plaques d’immatriculation
Las … Tout le monde le craignait, voire était prévenu … donc personne n’a été surpris dans les préfectures lorsque le bug a frappé jeudi 15 octobre : un vrai jeudi noir, ce qui a amené le Ministère de l’Intérieur à mettre en place une cellule de crise. Une petite demi-heure de fonctionnement, et tout le système est tombé, empêchant ainsi d’immatriculer (enfin) un grand nombre de véhicules d’occasion avec le nouveau système désormais en vigueur de nos plaques d’immatriculation. Et le lendemain 16 octobre ne fut guère plus reluisant. Pourtant, plusieurs mois avaient été pris pour préparer le lancement de la nouvelle numérotation sur les véhicules d’occasion.
Il est vrai que lancer une nouvelle application informatique sur la base d’une autre qui existe déjà (et a déjà été débuguée) doit être un véritable travail d’Hercule ! Certains ont souri … sauf les clients qui n’ayant pu être correctement immatriculé se sont fait contrôler au détour d’un vilain hasard par les forces de l’ordre (dont l’indulgence avait été demandé par leur Ministère de tutelle).
